Qui suis-je ?
Un rêve mis de côté… puis retrouvé
Très jeune, je voulais devenir joaillière. Créer avec mes mains, transformer la matière, raconter des histoires à travers le métal. Mon père, artiste peintre, connaissait la réalité de ces métiers exigeants et souvent précaires. Par amour, il m’a encouragée à suivre un autre chemin.
J’ai choisi le travail social.
Un autre combat
Pendant près de quinze ans, j’ai accompagné des personnes en grande précarité. Éducatrice spécialisée, puis directrice d’établissement, j’ai évolué au cœur de systèmes complexes, parfois violents, toujours exigeants. J’y ai appris la responsabilité, la résistance, l’engagement sans concession.
J’ai aussi appris ce que signifie tenir, même quand tout vacille.
Jusqu’au jour où, après une lutte acharnée pour sauver une association accueillant des personnes sans abri, le corps a dit stop. Un burnout m’a forcée à m’arrêter. À écouter. À regarder autrement.
Le retour à l’essentiel
C’est dans ce silence imposé que mes rêves d’adolescente ont refait surface. Je leur ai fait de la place.
Je me suis formée avec rigueur, j’ai appris les techniques, les gestes, la patience du métal. J’ai installé mon premier atelier — d’abord dans une vieille verrière, puis dans une ancienne caravane transformée en refuge créatif. Un espace modeste, mais vivant. Un lieu où chaque bijou naît lentement, à la main, où l’imprévu devient une richesse et l’imperfection une signature.
Une femme, plusieurs facettes
Je suis profondément créative, avec une imagination qui déborde et refuse de se laisser enfermer dans une seule identité. Selon les jours, les envies, les élans — je peux être la Courtisane, la Bohémienne, l’Indomptable, la Directrice, ou l’Artiste.
C’est cette pluralité qui nourrit mes collections. Chaque bijou incarne une facette de femme, une énergie, un archétype. Parce que, comme les bijoux faits main, aucune femme n’est lisse, parfaite ou figée. Et c’est précisément là que réside sa beauté.
Les Pépites Badines
Des bijoux façonnés à la main, nés de la matière, du geste, du vécu. Des créations sincères, imparfaites, uniques.
Chaque pièce raconte une histoire : celle de la résilience, de la liberté retrouvée, et de la beauté qui naît là où on ne l’attendait pas.
Bienvenue dans mon univers — celui où la passion, la liberté et l’imperfection sont des forces.
L'ATELIER
Une histoire qui commence dans le froid
LES DEBUTS
La verrière — quand la passion résiste au froid
Mes premiers bijoux sont nés dans une verrière. Pas isolée, pas chauffée — posée sur des pavés autobloquants qui laissaient passer le froid de l’hiver comme si les murs n’existaient pas. Je travaillais avec des boots aux pieds pour tenter de rester en vie. Et malgré ça, les engelures étaient au rendez-vous.
Mais l’envie était là, entière, têtue, plus forte que tout le reste.
L'EVOLUTION
La caravane — mieux, mais pas encore
Alors j’ai investi dans une caravane. Mieux isolée, c’est vrai. Mais petite — vraiment petite. Travailler au chalumeau dans un espace aussi confiné relevait parfois du numéro d’équilibriste. Et l’été, sous les chaleurs écrasantes de notre région, la caravane se transformait en four. Impraticable.
Il fallait encore trouver mieux.
L'ETABLI
Le plan de travail — où tout se jouait
C’est sur cet établi, dans cet espace contraint, que les premières pièces vraiment abouties ont vu le jour. Malgré l’inconfort, malgré l’étroitesse, malgré la chaleur de l’été et le froid de l’hiver — les bijoux naissaient quand même. Têtus, comme leur créatrice.
La passion ne demande pas des conditions parfaites. Elle les crée.
AUJOURD'UI
L'atelier — juste ce qu'il faut Aujourd'hui, j'ai mon atelier.
Pas immense, pas démesuré — juste ce qu’il faut. Un espace qui me ressemble, où mes idées ont de la place pour exister, où chaque bijou peut naître dans les conditions qu’il mérite. Il manque encore la climatisation réversible — elle viendra bientôt, promis — mais pour la première fois, je travaille vraiment comme je l’avais imaginé.
De la verrière glacée à l’atelier d’aujourd’hui — un chemin qui n’était pas facile, mais qui était juste.















